02 décembre 2007

En terrain ennemi.

Ohlala ! Titou et sa chronologie ! Tant pis, je m’abstiendrai de vous raconter, comme je l’avais prévu au départ, nos premières soirées italiennes et comment une certaine « M » s’est retrouvée les fesses dans la Fontana di Trevi alors qu’elle n’avait pas encore 22 ans, pour reprendre où mon gentil cousin vous a laissé, c'est-à-dire à l’aéroport de Ciampino de Rome.

Comme vous l’avez compris, nous nous étions levé à 4h du matin, très exactement 6 minutes avant que mon parrain ne passent nous chercher et n’avions donc dans le ventre qu’une sorte de café (qu’aucun Italien n’oserait appeler ainsi sans rougir de honte) que nous avions pris à l’aéroport. En sommes, nous étions épuisés et affamés (ça fait assez enfants martyrs, je sais, mais c’est pour rester dans le style du dernier post). Malheureux comme nous l’étions, il a encore fallu nous apercevoir que, août à Rome oblige, il faisait TRES chaud. Après avoir retiré les cols roulés et les moufles, nécessaires à la survie durant un « août parisien », nous avons retrouvé nos deux valises contenant toute notre future année d’Erasmus et nous sommes dirigés vers l’ « uscita » (« sortie » pour les non-initiés) où, miracle, notre chauffeur nous attendait. Tout est dans les relations… (Merci Claire !) Premier rapide tour de « Rome by car » pour nous remettre de notre matinée difficile. La ville est superbe et nous restons scotchés aux vitres pour ne pas manquer une miette de ce fabuleux paysage. C’était aussi à cause de la conduite de notre chauffeur : autant ça allait dans l’avion, autant dans sa Toyota...

Arrivée à Termini, la gare centrale de Rome. Notre auberge est tout près. On remercie longuement Michele pour le voyage et nous lançons à la conquête de Rome… Enfin dans un premier temps de l’auberge. Pour une fois l’annonce disait vraie, elle se trouve bien « vicinissima » de la gare. Une fois arrivée là-bas, on ne rêve plus que de deux choses : poser les valises qui pèsent trois tonnes et se changer rapido presto car nous commençons réellement à ne plus pouvoir supporter les jeans qui collent. Mais la première complication ne se fait pas attendre. L’annonce disait que l’auberge se trouvait au 3e étage d’un immeuble typiquement romain, avec sa petite cour centrale et le linge de tous les voisins séchant aux balcons. Tout était là mais une fois les trois étages grimpés, une affichette nous prévient gentiment que la réception se trouve au rez-de-chaussée, sur la même rue mais trois numéros plus loin ! Je laisse mon passeport à Christophe pour qu’il puisse se charger de tout ça pendant que je garde les sacs qu’il était hors de question que nous redescendions et remontions plus tard. En effet, si nous étions partis le cœur léger, nos sacs, eux, étaient bien chargés. Dix minutes après, Christophe revient me prévenir que le monsieur de l’accueil ne nous donnera pas de clefs avant de m’avoir vue. Pas le choix, nous redescendons avec les valises, je signe mon papier et souris au monsieur mais… le ménage est en train d’être fait, nous devons attendre une demi heure ! Voyant nos mines dépitées, il nous montre du bout du doigt un canapé en cuir marron en nous faisant signe que nous pouvons attendre là. Pas de clim, pas d’air, coincés sur ce canapé en cuir-vinyle qui colle au fond d’un petit salon étouffant… Nos rêves de fraicheur s’évanouissent peu à peu. Christophe laisse tomber bien loin son porte-monnaie qui y serait resté sans l’aimable remarque d’une Australienne : à ce moment précis, on en est certain, on ne  finira pas le mois sans avoir aidé à notre manière l’industrie des pickpockets. Enfin, après 4673 parties de « pierre papier ciseau », notre cerbère refait attention à nous et nous tend une clef. Il faut que l’on allonge le pas si l’on veut être à l’heure pour notre première visite d’appartement…

Posté par bonjourno à 13:49 - Commentaires [7] - Permalien [#]


Commentaires sur En terrain ennemi.

    la suite la suite!!!
    c'est trop cool de vous imaginez à termini,surtout quand on a vu comment était le quartier!!
    et je peux aussi imaginer la chaleur vu celle qu'il faisait quand je suis venue vous voir en automne
    bisous

    Posté par marine, 02 décembre 2007 à 14:05 | | Répondre
  • faute

    sur se ou ce canape ?
    voila ma Brune un exemple de ce que j avancais au tel !

    Posté par papaCH, 02 décembre 2007 à 17:03 | | Répondre
  • On veut l'histoire de "M"!!!!

    Posté par Morpetk, 03 décembre 2007 à 04:00 | | Répondre
  • Nous voulons , L'histoire de "M" , nous voulons l'histoire de "M" .....et au fti LAT serait arrivé en calédonie à la rame surement?

    Posté par Mam, 03 décembre 2007 à 08:16 | | Répondre
  • je tiens à signaler que M... ce n'est pas moi!!! et j'ai 24 ans!! 2eme preuve que ce n'est pas moi

    Posté par marine, 03 décembre 2007 à 10:27 | | Répondre
  • Je veux la suite =D
    Cher papa, s'il est fort juste en effet que l'on doit écrire "ce canapé", je me dois cependant de lever un doute quant à l'orthographe de "Londres" dans la langue de Shakespear. Il me semble que "London" serait le terme approprié, mais peut-être "Mondon" est-il correct, je ne suis qu'un pauvre ignorant. (cf ton commentaire sur la vie romaine)

    Posté par ronan, 03 décembre 2007 à 22:59 | | Répondre
  • Ouah, ca fight entre pere et fils! Ce blog va devenir sanglant...

    Posté par Morpetk, 04 décembre 2007 à 06:23 | | Répondre
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